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Le 13 septembre 2019

Des tables rondes et groupes de travail organisés dans le cadre du projet PROCHILD en septembre et octobre prochains

Projet PROCHILD, ou en sommes-nous ?

Une table ronde se tiendra le 17 septembre afin de préparer et alimenter les réflexions des groupes de travail qui seront organisées en octobre prochain. Les groupes seront composés de professionnels du secteur médical, social, juridique, des forces de l’ordre et de l’éducation nationale exerçant auprès de mineurs. Les discussions menées lors de ces réunions auront pour objectif de proposer aux acteurs politiques, institutionnels et professionnels des pistes d’action concrètes visant à promouvoir une approche basée sur la complémentarité des compétences dans l’intérêt supérieur de l’enfant.

Retour sur l’étude menée auprès des professionnels du secteur médical, social, juridique et éducatif en contact avec des enfants…

Début 2019, une étude menée dans chaque pays dont sont issus les partenaires européens du projet PROCHILD (l’Italie, la Finlande, la France, l’Allemagne, la Grèce, et le Royaume Uni) a été réalisée à travers l’élaboration et la distribution de questionnaires. Ces derniers ont été adressés aux professionnels du corps médical, juridique, social et éducatif en contact avec des enfants. L’étude avait pour objectif d’analyser et de détecter les besoins des professionnels en matière d’identification et de prévention des maltraitances infantiles, et déterminer les facteurs à risque chez les familles.

Les réponses des professionnels ont pu apporter un éclairage sur les forces et les faiblesses des dispositifs existants en matière d’identification des violences commise à l’encontre des enfants et de la connaissance de ces professionnels sur ce sujet. Cette enquête a également mis en perspective la qualité de l’accompagnement qui était proposé aux  victimes et le niveau de coopération entre les différents professionnels de la protection de l’enfance. Ce sont 465 professionnels qui ont répondu au questionnaire et qui ont concouru à l’établissement d’un diagnostic.

Les résultats ont été rendus en mars 2019. Ces derniers ont démontré un réel besoin des professionnels de participer à des formations courtes, à des ateliers participatifs et des cours en ligne afin de disposer des ressources nécessaires pour mieux protéger un enfant victime de maltraitances.

L’analyse des questionnaires a révélé une relative incapacité des professionnels à détecter et signaler un cas de violence sexuelle sur mineur. Cette observation est renforcée par le taux relativement faible (35%) du nombre de répondants capables d’identifier un cas de violence sexuelle ; contrairement à la capacité des professionnels à repérer des négligences (64%), ou des maltraitances physiques (41%).

Il apparait, par ailleurs, que l’ensemble des professionnels s’accordent sur le fait que, dans l’intérêt supérieur de l’enfant, il est nécessaire d’agir pro-activement afin de détecter efficacement les risques potentiels, les signes préexistants de maltraitance physique ou psychologique sur un mineur. Pour ce faire, doivent avoir lieux une plus grande coopération et coordination des acteurs.

Au regard de la détection de la maltraitance infantile, malgré quelques relatives différences entre les pays, la majorité des répondants parviennent à reconnaitre les causes de cette maltraitance. Toutefois, des difficultés se présentent lorsqu’il s’agit d’intervenir lorsqu’ils sont face à un cas de maltraitance. De plus, les répondants admettent aborder plus facilement des cas de maltraitances avec d’autres professionnels  qu’avec l’enfant victime, surtout lorsqu’il s’agit d’un cas de violence sexuelle.

Concernant le soutien apporté aux jeunes victimes, la majorité des professionnels affirment connaître les démarches pour saisir les autorités compétentes lorsqu’ils sont face à un cas de maltraitance. Il est à noter que le niveau de connaissances sur les procédures d’instruction pénale, le type de soutien apporté aux enfants victimes et à leurs familles et les soins qui leurs sont proposés tendent à varier en fonction du pays et du secteur dans lesquels les professionnels exercent.

Enfin, l’étude a également permis de mener une recherche sur les éléments et critères de détection précoce des mineurs maltraités. Nous aurons l’occasion de les développer lors d’une future communication.

Pour en savoir plus : https://www.prochildproject.org/fr/home-fr/

 

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