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Le 04 octobre 2018

Cour d’assises de Nanterre du 7 au 14 septembre 2018 : Animateur de Courbevoie

Edouard de Boysson, ancien animateur périscolaire auprès du VAL de Courbevoie, a été reconnu coupable d’agressions sexuelles sur plus de quinze enfants, âgés de 6 à 8 ans et de viols sur deux d’entre eux.

Il a été condamné à une peine de 15 années de réclusion criminelle assortie d’une période de sûreté de 10 ans.

Une fois encore, La Voix De l’Enfant s’élève contre l’absence de prise en considération de la parole des enfants et l’absence de mesures de prévention.

En effet, des faits similaires avaient été dénoncés par deux enfants en 2012 et 2013. Ils avaient révélé des attouchements dont ils étaient l’objet de la part de cet animateur.

Personne ne les a crus ni entendu leur parole.

Dans cette affaire, il est également apparu, de manière éclatante et inacceptable, la dilution totale des responsabilités, chaque service des centres aérés concernés et de la mairie se rejetant la responsabilité l’un à l’autre, arguant que chacun avait prévenu l’autre !

Ces services avaient été informés des faits de 2012 et de 2013 mais aucun n’a cru devoir intervenir concrètement et efficacement pour protéger les enfants.

La Voix De l’Enfant reste attentive aux suites de la procédure concernant la non-dénonciation des faits par le VAL et le Maire.

Ce procès a été aussi l’objet d’un désaccord majeur entre les deux avocats des enfants désignés par les parents et La Voix De l’Enfant.

Les avocats des enfants ont tenu à ce que certains d’entre eux soient entendus à la barre, sans aucune précaution de huis-clos partiel lors de leur audition, ce que La Voix De l’Enfant ne peut accepter.

En effet, il est absolument impératif de protéger les enfants lorsqu’ils sont auditionnés et de ne pas les faire témoigner en public dans un procès, car il est reconnu par de très nombreux professionnels du recueil et de l’écoute de la parole des enfants que leur audition est une nouvelle épreuve pour eux, car « redire c’est revivre ».

La loi permet qu’ils soient auditionnés en huis-clos partiel et La Voix De l’Enfant regrette profondément le choix inverse qui a été fait, malgré la forte affluence du public aux audiences et l’importance du suivi médiatique de ce dossier.

C’est pour éviter que les enfants aient à répéter à de nombreuses reprises les violences dont ils ont été victimes et qu’ils n’aient pas à subir les affres d’une audience que La Voix De l’Enfant met en place depuis 20 ans sur tout le territoire français des Unités d’Accueil Médico-Judiciaires Pédiatriques et des salles de Confrontation Protégée.

La parole des mineurs victimes doit, en effet, être entourée des plus grandes précautions dès les premières révélations jusqu’au procès, ce qui est un principe fondamental que La Voix De l’Enfant défendra avec détermination et sans relâche.

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