Faire des droits de l’enfant une priorité du G7
Quelques jours après la clôture du sommet du G7 à Évian, dans un contexte international marqué par la multiplication des crises, La Voix De l’Enfant rappelle l’urgence de placer les droits de l’enfant au cœur des priorités des politiques internationales.
Partout dans le monde, les enfants paient un tribut disproportionné aux conflits armés, aux déplacements forcés, à l’extrême pauvreté, au dérèglement climatique et à l’affaiblissement des systèmes de protection.
Les enfants sont les premières victimes des crises mondiales
Là où les crises s’installent, ce sont souvent eux qui sont les premiers exposés aux violences, aux privations, à la déscolarisation, aux ruptures familiales, à l’exploitation ou encore au manque d’accès aux soins.
Les chiffres témoignent de l’ampleur de cette urgence :
- En 2024, 520 millions d’enfants vivaient dans une zone de conflit, soit plus que la population totale de l’Union européenne, selon Save the Children.
- La même année, les violations graves commises contre les enfants ont augmenté de 25 %, selon l’UNICEF.
- Dans le même temps, 412 millions d’enfants vivaient en situation d’extrême pauvreté, tandis que 5 millions d’enfants de moins de 5 ans meurent encore chaque année de maladies évitables, selon la Banque mondiale.
Face à ces constats, les droits de l’enfant ne peuvent plus être considérés comme un sujet secondaire ou cantonné aux seules politiques humanitaires. Ils doivent devenir un axe structurant des décisions internationales. Protéger les enfants, garantir leur accès à l’éducation, à la santé, à l’alimentation, à l’identité, à la justice et à un environnement sûr, c’est ce que La Voix de l’Enfant défend chaque jour aux côtés de ses associations membres.
G7 : les États ont une vraie responsabilité dans la protection des enfants
La tenue du G7 en France constituait une opportunité politique majeure pour rappeler la responsabilité des États les plus influents dans la protection des enfants. Cette responsabilité ne doit pas s’arrêter à la clôture du sommet. Elle doit désormais se traduire par des engagements concrets, suivis et financés.
Il est indispensable de préserver les financements dédiés à l’enfance, en particulier dans les contextes de crise, et de ne pas faire de la protection des enfants une variable d’ajustement budgétaire. Les réductions de l’aide publique au développement fragilisent directement les services essentiels et touchent d’abord les populations les plus vulnérables.
La prise en compte des droits de l’enfant doit également être transversale. Elle doit irriguer l’ensemble des politiques internationales : diplomatie, développement, climat, numérique, lutte contre les inégalités, justice internationale, prévention des violences et action humanitaire.
Les enfants ne doivent pas seulement être considérés comme des bénéficiaires de l’aide, mais aussi comme des titulaires de droits à part entière.
Le numérique illustre particulièrement cette nécessité. Espace d’apprentissage, d’expression et de socialisation, il expose aussi les enfants à des risques majeurs :
- Cyberharcèlement ;
- Exploitation sexuelle en ligne ;
- Contenus violents ;
- Atteintes à la vie privée…
Autant de combats portés par La Voix De l’Enfant et ses associations membres.
Les États du G7 ont un rôle essentiel à jouer pour promouvoir un environnement numérique sûr, respectueux de la dignité et de la sécurité des enfants.
Après ce sommet, La Voix De l’Enfant appelle à faire des droits de l’enfant une priorité durable de l’agenda international. Aucun agenda de paix, de sécurité ou de développement ne peut être crédible s’il ignore les enfants. Leurs droits doivent être pleinement reconnus, protégés et financés.
Ensemble, engageons-nous pour l’écoute et la défense de tout enfant en détresse, quel qu’il soit et où qu’il soit
La souffrance d’un enfant nous est à chacune et chacun de nous insupportable. C’est pourquoi, au sein de La Voix De l’Enfant, nous sommes engagés depuis 45 ans en faveur de l’écoute et de la défense de tout enfant en détresse, quel qu’il soit et où qu’il soit.
La Voix De l’Enfant et ses associations membres ont besoin de votre soutien pour continuer à offrir à tous les enfants le droit à une identité, le droit d’exister, d’être protégés, d’avoir un avenir.
D’avance, merci pour votre aide : à La Voix De l’Enfant, plus de 80% des dons reçus partent sur le terrain !
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