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Calais : les oubliés

Un champ au bord de l’autoroute. Une trentaine de réfugiés, une quinzaine de mineurs dont trois jeunes filles, assis ou allongés à même le sol sous un soleil de plomb. Ils avalent, sans reprendre leur souffle l’eau que leur distribue l’association qui est présente depuis des semaines auprès de ces mineurs arrivés sur Calais.CALAIS_JUILLET2017V2
Ils n’ont plus de point d’eau, plus d’abri, plus de nourriture, même plus un baluchon. Ils ont tout perdu au cours de leur exode et des dernières charges des forces de l’ordre. Il est difficile d’être témoin de telles scènes et de ne rien pouvoir faire. Depuis le démantèlement de « la Jungle », qui a permis de mettre plus de 1500 mineurs à l’abri l’équipe de La Voix De l’Enfant pensait réellement que son partenaire, l’association La Vie Active se verrait confier l’accueil de mineurs réfugiés qui arriveraient sur Calais comme cela avait été prévu dans le cadre du programme AMINA. Mais il n’en est rien. Ils sont plusieurs centaines de mineurs à errer à la recherche d’un abri, d’une protection, d’un avenir.

Faut-il rappeler qu’il est du devoir et de la responsabilité de la France de protéger ces mineurs. Le Comité des Droits de l’Enfant l’a notifié au gouvernement français lors de l’examen du dernier Rapport de la France, à Genève, en janvier 2016, ainsi que le Défenseur des Droits, la Défenseure des Enfants et la Commission Nationale Consultative des Droits de Homme.

Pour la mise à l’abri de ces jeunes, le lieu existe, les équipes sont prêtes, elles étaient sur le terrain, du temps de « la Jungle » et elles savent combien ces mineurs souhaitent s’en sortir. Il est important de dire que pour beaucoup de jeunes accueillis, accompagnés, plusieurs d’entre eux ont terminé l’année scolaire avec des 15 de moyenne et un passage dans la classe supérieure. Donnons une chance à chacun de ces enfants, de ces jeunes qui ont fui la guerre.